Noticias - 11 diciembre 2022

Colloque « Dieu au risque de la science » au Collège des Bernardins le 17 octobre 2022

Très intéressant colloque organisé par François Mudry au Collège des Bernardins avec 10 intervenants. Auteurs, chercheurs et scientifiques se sont réunis autour de la question des preuves de l’existence de Dieu à partir des connaissances scientifiques modernes, dont Olivier Bonnassies, Luc Jaeger, Thierry Magnin, Pascal Ide, Philippe Quentin, Brunor, Jean Staune.

https://www.youtube.com/watch?v=vAkqVaAr3mg
La présentation introductive d’Olivier Bonnassies sur « Dieu , la science, les preuves » suivie de questions évoque la thèse centrale du livre, les objectifs de cette publication et, un an après la sortie du livre, donne des réponses aux quelques objections entendues.

Une dizaine de participants suivront :
https://www.youtube.com/watch?v=QfRoTUlTDqA&t=1257s

Un résumé de la journée et des interventions est aussi disponible :

  1. Olivier Bonnassies : L’existence de Dieu peut-elle être connue de manière certaine par la lumière naturelle de la raison, c’est-à-dire par la rationalité sans recourir à la foi ? Dans le passé, c’était l’opinion commune et c’est celle de l’Eglise, mais la science a semblé à un moment pouvoir mobiliser la rationalité pour répondre à toutes les questions sans recourir à l’hypothèse de l’existence de Dieu, ce qui a conduit à un puissant courant matérialiste qui a dominé au XIX° et XX° siècles. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car les découvertes des 100 dernières années ont conduit à un retournement. Le livre « Dieu, la science, les preuves » se présente comme une enquête sur la question limitée de l’existence de Dieu. Par l’examen d’une douzaine de domaines différents, elle conclue qu’il y a aujourd’hui, et plus que jamais, un faisceau de preuves fortes, rationnelles, indépendantes et convaincantes conduisant à la certitude de l’existence de Dieu, au-delà de tout doute raisonnable. Un an après sa sortie et au moment de la publication d’une édition Collector introduite par le témoignage d’une quinzaine de personnalités internationales, il n’est pas inutile de parcourir les nombreuses objections ou critiques formulées, et d’y répondre de manière synthétique en montrant en quoi elles sont faibles ou ne tiennent pas, pour avancer dans le débat. 
  2. Philippe Quentin. Hasard et Providence; l’exemple des réglages fins de la dynamique de l’univers. 
  3. Luc Jaeger. Ce qu’on sait de l’origine de la vie dans la matière. Définition de LUCA, les deux langages et le traducteur (le ribosome), le monde de l’ARN et scenario évolutif possible vers la complexification du vivant. Théorie(s) alternative(s) du « darwinisme moléculaire » .
  4. Philippe Gagnon. La présence de la connaissance scientifique moderne et contemporaine dans l’horizon de l’affirmation de la foi en Dieu créateur et sauveur nous a obligés à revoir certaines choses. Les preuves déductives ont été laissées à des secteurs très restreints de la connaissance scientifique. Nous défendrons que, dans la dynamique de ce mouvement, ce sont des arguments et des jugements probables qui seront seuls effectifs en ce domaine. Nous développerons pour finir quelques suggestions sur la place et le statut du miracle, qui posent la question de l’estimation de probabilité du fait unique
  5. Marc Fiquet. Créationnisme, Intelligent design, Concordisme, disjonction des domaines.  La théologie naturelle et les difficultés qu’elle soulève. La science n’est pas exempte de croyances (ses postulats), elle n’en est pas moins rationnelle. Des théologiens comme Thomas Torrance, mais aussi des épistémologues chrétiens comme Michael Polanyi ne parlent que d’une seule source de vérité car Dieu s’est révélé par son incarnation en Jésus-Christ et a créé le monde visible par lui.  Dieu par son Logos est la source de rationalité de l’univers et de l’esprit humain qui nous le rend compréhensible et sur laquelle repose également notre foi.  Poser d’emblée que la foi n’est pas rationnelle est épistémologiquement discutable et ne correspond pas à la réalité théologique qui a inspiré les premiers conciles comme Nicée.
  6. Thierry Magnin. Après avoir pensé l’évolution du monde en termes déterministes, les sciences de la matière et du vivant se sont confrontées à la complexité du réel, à l’incertain, à l’imprévisible et à l’imprédictible. Cette reconnaissance d’incomplétude du scientifique a relancé le dialogue entre science et foi, via la question de la place de l’homme dans l’évolution. On illustrera cela avec les sciences du vivant aujourd’hui et la marche vers l’individuation qu’elles nous indiquent, pour articuler un dialogue avec la théologie chrétienne de la Création et la place de l’homme co-créateur
  7. Pascal Ide : La théologie naturelle est traditionnelle dans l’Eglise. Cependant , les difficultés qui sont apparues au cours de l’histoire ont amené beaucoup de théologiens à être très prudents vis-à-vis de ces approches. A partir des approches du chanoine Lemaitre et de Teilhard de Chardin,  est-il possible de trouver une voie moyenne permettant un retour de la théologie naturelle ?
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