La question du mal

« S’il existe un dieu bon et tout-puissant, le mal est impossible »

  • Cette objection ne tient pas sur le plan logique (question résolue par Alvin Plantinga dans son livre « God, freedom and evil » en 1977 – Même John L. Mackie, qui avait expliqué longuement la preuve de l’inexistence de dieu fondée sur le mal dans les années 1970 a admis dans son dernier livre « The Miracle of Theism » publié en 1982 que Plantinga avait raison),
  • Cette objection ne tient pas non plus sur le plan de la probabilité (dieu peut tout à fait permettre un mal temporaire pour un plus grand bien futur).
  • Il est clair que le présupposé « si dieu est amour, il doit créer un monde sans mal » est aussi faux.
  • Si dieu est amour et s’il recherche l’amour, cela suppose des volontés libres et s’il crée des anges et des hommes, la liberté des anges et des hommes peut tout à fait expliquer un monde déchu qui soit le prélude à un monde sauvé.
  • En réalité, nous ne sommes pas en situation de juger si dieu a ou n’a pas de bonnes raisons de permettre temporairement l’existence de souffrances dans notre monde. Un enfant subissant un mal terriblement injuste peut avoir un avenir éternel tellement beau qu’il en sort un plus grand bien, à l’image des douleurs de l’enfantement. Toute épreuve terrestre passagère est relativisée logiquement par l’éternité qui demeure.
  • Donc les arguments logiques ou intellectuels tombent, même si le problème émotionnel reste, très puissant.

Ceci dit, ce n’est pas le sujet de notre livre, qui ne parle pas de qui est dieu, et qui ne traite que d’une seule question : « Existe-t-il un dieu créateur ? », selon un seul angle : la rationalité.